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Fédération des Femmes Pour l'Europe

Lutte contre les violences faites aux femmes

 

La notion de violences faites aux femmes désigne tous les actes de violence fondés sur le sexe entrainant des dommages et/ou des souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée.

Il s’agit d’un phénomène discriminatoire sexiste qui va à l’encontre des principes des Droits Humains.

Elles peuvent intervenir à tous les âges et dans tous les milieux, et se manifestent sous de multiples formes, parmis lesquelles on trouve notamment les violences conjugales, les violences sexuelles hors ou intra-couple, le harcèlement sexuel, les mariages forcé, les mutilations sexuelles...

 

Les violences conjugales

Les violences au sein du couple sont une atteinte volontaire à l'intégrité physique et psychologique de l'autre, et il est difficile d'y échapper pour les victimes. Ces violences peuvent s'exprimer sous différentes formes qui peuvent coexister, dont voici une liste non exhaustive :

- Les violences physiques : coups, "baffes", bousculades, tortures

- Les violences sexuelles

- Les violences économiques : contrôle des dépenses, interdiction de travailler, qui instaurent ou renforçent un état de dépendance de la victime

- Les humiliations : moqueries, dénigrement

- La culpabilisation : l'agresseur rend la victime coupable des violences qu'elle subit

- L'instauration d'un climat de peur : menaces, cassage d'objets, cris, insultes

- Chantage concernant les enfants

- L'isolement forcé des proches

Les conséquences sont terribles pour la victime, qui vit une perte de confiance en soi, qui peut s'isoler et se replier sur elle-même. C'est également une des obstacles les plus persistants à l'égalité entre les femmes et les hommes dont il est indispensable de parler.

 

Les chiffres clé

* Sur une année, 217 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur  ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami…), seulement 15% d’entre elles portent plainte.

* Dans la même période, 84 000 femmes ont déclaré être victimes de viol ou de tentative de viol, dont 10% qui a porté plainte. Dans 86% des cas, ces agressions ont été perpétrées par une personne connue de la victime. Dans 38 % des cas, c’est le conjoint qui est l’auteur des faits.

Source : enquête « Cadre de vie et sécurité » réalisé par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) entre 2010 et 2014. Données traitées dans le document « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes – Chiffres-clés – L’Essentiel Édition 2015 » édité par le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.

* Les mutilations sexuelles féminines concernent au moins 125 millions de femmes dans le monde et 53 000 d’entre elles vivent en France. Les peines prévues en France pour les auteurs des mutilations et pour les responsables des enfants mutilées vont de 5 ans d’emprisonnement pour les incitateurs à cette violence jusqu’aux 20 ans d’emprisonnement pour des mutilations sur mineurs de 15 ans. Une action en justice peut être engagée 20 ans après la majorité de la victime, c’est-à-dire jusqu’à ses 38 ans.

 

Les types de violences sexistes et sexuelles

Les agressions sexuelles : « Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise (…) » (Article 222-22 du Code pénal). Les attouchements imposés sur les parties sexuelles ou connotées sont des agressions sexuelles.

 

Le harcèlement sexuel : « … situation dans laquelle un comportement non désiré à connotation sexuelle, s’exprimant physiquement, verbalement ou non verbalement, survient avec pour objet ou pour effet de porter atteinte à la dignité d’une personne et, en particulier, de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant » (cf directive européenne de 2002


Violences verbales et harcèlement verbal à caractère sexuel : remarques, propositions suggestives, questions ou confidences sur la vie sexuelle de la victime ou de l’agresseur, chantage, menaces …

 

Le harcèlement moral et le harcèlement sexuel sont les formes les plus connues exercées dans le monde du travail. Elles peuvent se manifester par des agressions verbales, des brimades, des intimidations ou des agressions physiques

 

Le viol : « Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol » (Article 222-23 du code pénal). Le terme viol s’emploie pour caractériser toute pénétration du corps humain, qu’elle soit vaginale, anale, buccale, pratiquée sans consentement et par tout intermédiaire

 

Trouver de l'aide en Midi-Pyrénnées

 

http://stop-violences-femmes.gouv.fr/-Midi-Pyrenees-.html

 

Mise à jour en mai 2016