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II - Initiatives pour faciliter le vieillissement des seniors dans notre société
III - Les déterminants du vieillissement en bonne santé
1 - Promouvoir lien social et implication des seniors
La France va connaître de 2005 à 2050, une profonde transformation de la structure de sa population par âge due à la conjonction de deux facteurs : l’allongement de la durée de la vie et l’arrivée dans l’âge de la retraite des « baby boomers » (personnes nées dans les années 1946 – 1960). Les enjeux du vieillissement démographique constituent donc un défi et il faut l’envisager tant du point de vue de la santé individuelle que des relations sociales, en valorisant l’organisation et la mise en œuvre d’actions de prévention adaptées.
« Quelle place peut et doit être faite aux personnes âgées dans la société française d’aujourd’hui et, plus encore dans celle de demain ? » demandait le rapport Laroque, publié en 1962. Cette question reste d’actualité et sa réponse qui était de refuser d’isoler les problèmes de la vieillesse de ceux des autres groupes d’âge et recommandait de maintenir les personnes âgées en relation avec les autres générations reste pertinente
Le vieillissement de la population française et ses conséquences à anticiper :
- Chaque année, l’espérance de vie s’accroît d’un trimestre. Elle dépasse désormais 80 ans. Cette longévité est un défi collectif pour la France, pour son système de soins et l’ensemble de la solidarité nationale.
- Alors que le nombre de personnes de plus de 85 ans est resté stable entre 1995 et 2005, en raison du déficit de naissances lié à la première guerre mondiale, il va quasiment doubler dans les dix prochaines années, passant de 1 100 000 personnes en 2005 à 1 900 000 en 2015.
- De ce fait, le nombre de personnes dépendantes va augmenter ; on estime que la perte d’autonomie touche aujourd’hui 6 à 7 % des personnes de plus de 60 ans.
- La charge de la dépendance pèse souvent sur les familles : 26 % des personnes les plus dépendantes sont prises en charge exclusivement par un proche.
- Avec le boom démographique des plus de 85 ans à l’horizon 2015, le nombre de personnes très âgées prises en charge à domicile va fortement augmenter. L’offre de soins et de services à domicile doit être développée et adaptée, pour répondre au besoin des personnes âgées et leur permettre de conserver leur cadre familial habituel le plus longtemps possible.
Une organisation et une prise en charge globale de la personne âgée à améliorer :
- Aujourd’hui, le mode de prise en charge des personnes âgées est trop binaire, entre maintien à domicile et hébergement en établissement. Des formules intermédiaires et plus souples doivent être développées et diversifiées.
- Il faut améliorer la continuité de la prise en charge des personnes âgées dépendantes entre le domicile, l’hôpital et l’établissement, afin d’éviter les ruptures ou le manque de coordination.
- A l’hôpital, le patient âgé peut être mal orienté, faute de prise en charge gériatrique spécifique alors que les personnes âgées représentent 70 % des admissions en urgence. Il faut améliorer l’organisation des soins pour mieux prendre en compte les besoins des personnes âgées fragiles, et éviter notamment les ré-hospitalisations nombreuses.
- Les prix de journée dans les établissements ne doivent pas être trop élevés, afin que toutes les personnes âgées puissent entrer en maison de retraite si elles le souhaitent.
• La loi du 31 mars 2003 (portant modification de la loi du 20 juillet 2001) relative à la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées et à l’allocation personnalisée d’autonomie. La loi prévoit des mesures destinées à financer l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Elle modifie notamment la date d’ouverture des droits à l’APA pour la fixer non plus à la date de dépôt du dossier de demande, mais à la date de la notification de la décision d’attribution par le président du Conseil général pour les bénéficiaires à domicile.
• Le Plan Vieillissement et Solidarités de novembre 2003, programmé sur quatre ans et mis en place par le Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN, fixe comme grands principes :
- améliorer les réponses en matière de prise en charge à domicile
- accroître la médicalisation des établissements pour personnes âgées
- augmenter le taux d’encadrement en personnel soignant dans les établissements
- consolider le financement de la perte d’autonomie
Entre 2004 et 2005, les 10 000 places supplémentaires d’hébergement pour personnes âgées dépendantes prévues par le plan sur quatre 4 ans ont été financées, ainsi que 10 000 places en services de soins infirmiers à domicile, 4250 places d’accueil de jour et 2250 places en hébergement temporaire.
• La loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, pose le principe d’une prise en charge collective de la dépendance et instaure la Journée de solidarité : 2 milliards d’euros supplémentaires peuvent ainsi être mobilisés chaque année.
La loi a également crée la Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui gère les crédits de la Journée de la solidarité, sous le contrôle de la Cour des Comptes.
• Philippe Bas a présenté le 27 juin 2006 le Plan « Solidarité – Grand âge 2007-2013 ». Il prévoit une adaptation du système de prise en charge à domicile, dans les établissements et à l’hôpital.
Une politique du grand âge qui repose sur 5 principes :
Assurer aux personnes âgées dépendantes le libre choix de rester à domicile
- en développant l’offre de services et de soins : services d’aides et d’accompagnement à domicile, services de soins infirmiers, hospitalisation à domicile, accueils de jour, gardes itinérantes de nuit,…
- en soutenant davantage les aidants familiaux avec la création d’un congé de soutien familial
- en assurant une continuité entre domicile et maison de retraite
Inventer la maison de retraite de demain et permettre aux personnes âgées vulnérables de mieux y vivre
- en augmentant le nombre de personnels soignants pour disposer, au terme du Plan d’un professionnel par résident dans les établissements accueillant les personnes âgées les plus dépendantes.
- En améliorant la qualité de vie
- En maîtrisant les prix et en diminuant le reste à charge des résidents et des familles
Adapter l’hôpital aux personnes âgées
- en développant et en labellisant les filières gériatriques
- en resserrant les liens avec le domicile et avec la maison de retraite
Garantir pour l’avenir le financement solidaire de la dépendance
- garantir un haut niveau de protection sociale face à la dépendance et le pouvoir d’achat de l’allocation personnalisée d’autonomie en termes de services et d’aides
Insuffler une nouvelle dynamique à la recherche et à la prévention
- en généralisant dès 2007 une consultation gratuite de prévention pour toutes les personnes âgées de plus de 70 ans
- en lançant un grand programme de recherche sur les maladies du grand âge, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et les pathologies apparentées.
• Le Passeport pour une retraite active : depuis le 20 février 2006, le "Passeport pour une retraite active" est désormais remis à tous les nouveaux retraités.
Ce document, simple et concret, a notamment pour objectif de fournir des informations sur la retraite, les services à la personne et le bénévolat, ainsi que des conseils pour rester en forme et en bonne santé.
Le document comporte également : des informations générales sur la retraite, un volet pour informer les jeunes retraités sur les bénéfices d'un recours à une alimentation saine et diversifiée, des informations générales sur les services à la personne et les contacts-clé dans chacun de ces domaines.
Dès cette année, tous les nouveaux retraités se verront remettre le document à l'occasion de l'entretien pour le départ en retraite, dans les agences locales d'assurance vieillesse et dans les points d'accueil retraite.
• Le Plan national “bien vieillir” 2007-2009, présenté par le gouvernement a pour ambition de proposer les étapes d'un chemin pour un “vieillissement réussi” tant du point de vue de la santé individuelle que des relations sociales, en valorisant l'organisation et la mise en oeuvre d'actions de prévention adaptées.
Il a pour objectifs généraux de favoriser :
- des stratégies de prévention des complications des maladies chroniques (hypertension, troubles sensoriels, de la marche, de l’équilibre,…)
- des comportements favorables à la santé (activités physiques et sportives, nutrition)
- l’amélioration de l’environnement individuel et collectif et de la qualité de vie de la personne âgée : logement, aides techniques, aménagement de la cité
- le renforcement du rôle social des seniors en favorisant leur participation à la vie sociale, culturelle, artistique, en consolidant les liens entre générations et en promouvant la solidarité intergénérationnelle.
L'union européenne a lancé un programme pour accompagner le vieillissement de la population et relever le défi du bien vieillir. Elle positionne l'allongement de la durée de la vie comme un défi à relever et non une catastrophe.
• Healthy Ageing : le programme européen pour Bien Vieillir
Ce rapport pose comme principes essentiels le fait que :
- les personnes âgées ont de la valeur pour la société,
- il n'est jamais trop tard pour promouvoir la santé,
- l'égalité d'accès à la santé et le respect de l'autonomie des individus doivent être encouragés
- les personnes âgées ne sont pas un groupe homogène : certains super centenaires font du ski nautique quand d'autres étudient, une minorité, très malade et handicapée, ayant besoin d'aides.
Le groupe projet était constitué de 11 pays (sans la France néanmoins intégrée dans la plate-forme AGE partenaire du programme).
Bien vieillir est défini comme le processus d'optimisation de la santé physique, sociale et mentale visant à permettre aux personnes âgées d'être actives socialement sans discrimination, de jouir de leur indépendance et d'une bonne qualité de vie. L'Europe engage ses états membres à mettre en oeuvre de nouvelles politiques publiques envers cette nouvelle génération. Ces politiques seront fondées sur des recherches scientifiques, sociales (pour définir des indicateurs du bien vieillir), des bonnes pratiques et un plan d'action priorisé. Le cadre européen est propice à l'échange d'informations, d'expériences, et aux partenariats.
1 - Promouvoir lien social et implication des seniors
La retraite est une étape importante de la vie. Elle entraîne souvent un resserrement des activités, des relations sociales et un remaniement des priorités de vie.
La retraite peut être synonyme de temps libre, mais aussi d’un certain isolement, voire d’une perte de statut social liée au départ des enfants de la maison et à l’arrêt de l’activité professionnelle ; or l’ennui, l’inactivité physique et intellectuelle, la solitude peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé physique, mentale et sociale.
• Lien social et rencontres intergénérationnelles
En ne voyant personne, en ne sortant jamais ou peu, la personne âgée peut s'enfermer dans un isolement qui pourrait avoir des conséquences importantes: mélancolie, dépression, voire désorientation.
En effet, l'isolement est souvent synonyme de journées longues et qui se ressemblent toutes, et qui, à force, peuvent entraîner une certaine confusion dans les moments de la journée, et, à terme, une éventuelle désorientation. Il est donc important d'entourer la personne âgée. Or, les membres de la famille habitent souvent très loin et il leur est difficile de se déplacer autant qu'ils le souhaiteraient.
Développer l’animation et la vie sociale des personnes âgées
Que ce soit en institution, à domicile ou à l’extérieur, l’animation et le développement de la vie sociale sont essentiels pour pallier à l’isolement des personnes âgées.
Conçue encore trop souvent comme une succession d’activités destinées à lutter contre l’ennui, l’animation doit évoluer vers une mission d'intégration de ces personnes à la société en les amenant à considérer leur âge comme une ressource à valoriser et mettre au service de la vie sociale.
Quelques bonnes pratiques…
Il existe des sites Internet où sont répertoriées des exemples d'expériences réussies ou «bonnes pratiques » :
www.accordages-intergeneration.com : association en faveur des liens d’échange, de rencontre et de solidarité entre les générations
www.apriles.net : agence des pratiques et initiatives locales
Multiplier les échanges entre générations
Tous les acteurs soulignent l’impulsion jouée par l’Année européenne des personnes âgées et de la solidarité entre les générations de 1993 dans la visibilité de cette thématique. Un véritable phénomène boule de neige, l’intergénération a connu depuis un développement rapide.
Loin d’être un simple effet de mode, les actions intergénérationnelles sont ancrées dans des réalités sociales forte qu’elles tentent d’améliorer, elles sont facteurs de dynamismes individuels et collectifs, de reconstructions de liens sociaux et de la citoyenneté.
Presque tous le âges de la vie sont concernés, de la petite enfance aux âges les plus élevés. A titre d’exemples, on peut recenser des actions de soutien aux toutes jeunes mères et leurs nouveaux nés, famille e=avec enfants handicapés, familles monoparentales, grand parrainage d’enfants, soutien scolaire, tutorat et parrainage professionnels de jeunes, accompagnement de personnes âgées ou handicapées à domicile,…
Des initiatives intergénérationnelle fleurissent dans tous les domaines de la vie collective : vie festive, culture, mémoires, insertion, solidarité de proximité, parrainage, prévention, santé,….
Quelques bonnes pratiques…
Le site Internet Accordages (association en faveur des liens d’échange, de rencontre et de solidarité entre les générations) propose une banque d’expériences dans le cadre d’actions intergénérationnelles.
www.accordages-intergeneration.com
Quelques bonnes pratiques sont également présentées dans « Des générations en action – Guide méthodologique » réalisé par Accordages.
• Un exemple d’implication des seniors dans la société : le bénévolat
Quelle définition du bénévole ?
A défaut de statut juridique, le Conseil Economique et Social, dans un avis rendu le 24 février 1993, a donné la définition suivante : "Est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial".
Traditionnellement on assimile le bénévole au bénévolat associatif. Mais on peut être bénévole hors de toute association: aide de voisinage, accompagnement d’enfants, participation à des actions militantes... Cette notion de liberté freine l’écriture d’un statut juridique pour le bénévole.
Le bénévolat se définit aussi par sa différence avec le salariat et le volontariat :
-le salarié est lié par un contrat de travail réunissant 3 critères :
- la fourniture d’une prestation dans le but de se procurer des revenus ;
- une rémunération ;
- un lien de subordination juridique à un employeur qui donne des ordres, en contrôle l’exécution et peut sanctionner des manques.
-le bénévole n’est encadré par aucun statut. Il fournit une prestation ou participe à l’activité d’une structure sans en recevoir ni rémunération, ni compensation sous quelle que forme que ce soit ;
-le volontariat se situe entre le salariat et le bénévolat, entre droit privé et droit public, il peut se définir comme un acte d’échange mutuel entre un individu qui met de manière désintéressée sa force de travail, et donc son temps et son énergie, au service d’un projet d’intérêt général et une organisation publique ou privée:
- il poursuit un but d’intérêt général et s’exerce uniquement dans des organismes à but non lucratif ;
- il suppose une autorisation administrative ;
- les textes officiels déterminent les grands traits du statut de volontaire : principe d’une indemnité, d’une couverture sociale, d’une obligation de formation...
ATTENTION : Le juge peut, dans certains cas, "requalifier" en relation de travail salarié une relation que le bénévole et l’association n’ont pas organisée de manière formelle. Il se fonde, alors, sur un lien de subordination entre l’intéressé et les dirigeants de la structure.
Pourquoi participer à une activité bénévole ?
Il existe de multiples réponses à cette question car les motivations peuvent être nombreuses. Mais elles sont spécifiques à chaque personne.
Quelques bonnes raisons...
- recevoir et donner ;
- se sentir utile et reconnu ;
- poursuivre ou s’investir dans une action citoyenne ou militante ;
- sortir de chez soi ;
- pratiquer une activité seule ou à plusieurs ;
- rompre l’isolement que peut induire le statut de retraité ;
- structurer sa nouvelle vie (autour de l’activité choisie) ;
- créer de nouvelles relations, voire de nouvelles amitiés ;
- partager ses compétences ;
- en acquérir de nouvelles...
Comment choisir une activité bénévole ?
Les possibilités d’exercer une activité bénévole sont nombreuses, que ce soit au niveau de votre quartier, de votre commune, de votre département ou de votre région.
Cependant, avant tout engagement, il est utile que vous vous posiez quelques questions :
- Dans quel domaine souhaitez-vous vous impliquer ?
- L’activité pressentie reflète-t-elle votre personnalité ?
- Préférez-vous exercer une activité en équipe ou individuellement ?
- Sur le terrain ou dans le local d’une association ?
- Combien de temps voulez-vous y consacrer par semaine, par mois ?
Si vous n’avez aucune expérience de bénévolat, mieux vaut commencer par une activité gratifiante que par une activité générant du stress et un engagement fort.
Il est également préférable de débuter une activité "en douceur" et d’augmenter progressivement l’engagement afin qu’il soit vécu comme une expérience positive.
Quelques bonnes pratiques…
Vous pouvez consulter des bonnes pratiques de bénévolat sur plusieurs sites Internet notamment :
www.accordages-intergeneration.com : association en faveur des liens d’échange, de rencontre et de solidarité entre les générations
www.apriles.net : agence des pratiques et initiatives locales
www.francebenevolat.org : le portail français du bénévolat
Le soutien à domicile organisé autour d'une personne âgée dépendante se définit comme la conjonction, chaque fois particulière, d'actions bénévoles (les voisins et la famille, le gardien de l'immeuble…) et de services payants (médecin de ville, associations de soutien à domicile, l'hôpital…).
C'est cette combinaison de professionnels et de bénévoles, quand elle est réalisable qui rend le soutien à domicile efficace.
Mais, quelle que soit l'importance du réseau d'aides professionnelles mobilisé - infirmière, médecin, aide à domicile, aide soignante, garde malade, télé-alarme...- la famille va devoir jouer un rôle de coordination. C'est à la famille de vérifier que la chaîne des solidarités - professionnelles et bénévoles - fonctionne correctement et régulièrement. Mais au sein de la famille, c'est généralement une personne et une seule qui se retrouve désignée comme " aidant(e) principal(e)". Et plutôt une femme qu'un homme.
• Développer les services et soins à domicile
Les services permettant le maintien à domicile de la personne âgée, et notamment de la personne âgée dépendante sont denses et relèvent de deux secteurs distincts :
- le sanitaire et le médico-social (SSIAD : services de soins infirmiers à domicile)
- les services d’aide à domicile : la loi Borloo permet d’envisager de mettre en place une plus grande offre de services et également d’encourager une plus grande professionnalisation des intervenant-e-s à domicile (www.servicesalapersonne.gouv.fr ).
Il est aujourd’hui nécessaire de structurer ces réseaux et d’impulser la coordination entre les différents acteurs intervenant au domicile de la personne âgée.
Les CLIC ont théoriquement cette fonction de coordination, mais leur développement tarde à se faire jour.
Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées nécessite d’aller au-delà de la seule aide à la personne et de développer des dispositifs coordonnés de prévention, maintien du lien social et services d’aides et d’accompagnement afin d’en garantir la qualité.
Les services doivent être accessibles au plus grand nombre, y compris les retraités ayant des revenus modestes. L’écart persiste entre un marché de services s’adressant à une minorité aisée et un service minimum pour les autres, déjà fragilisés sur le plan économique.
Quelques bonnes pratiques…
Il existe des sites Internet où sont répertoriées des expériences réussies ou «bonnes pratiques » :
www.accordages-intergeneration.com : association en faveur des liens d’échange, de rencontre et de solidarité entre les générations
www.apriles.net : agence des pratiques et initiatives locales
• Reconnaître et soutenir les aidants
L'idée fait progressivement son chemin en France : l'aide aux aidants familiaux devient un élément central du soutien à domicile des personnes âgées dépendantes. Plus le vieillissement de la population va gagner en puissance, plus le nombre des personnes âgées dépendantes va augmenter et plus le rôle de la famille va devenir central. Pour que les familles ne s'épuisent pas inutilement des structures d'aide sont indispensables.
Cette aide est toute entière articulée autour de la notion de répit des accueils de jour et des unités d'accueil temporaire pour personnes âgées doivent soulager les aidants familiaux de leur fardeau familial et leur permettre de retrouver un second souffle.
Quelques bonnes pratiques…
Le baluchon Alzheimer : interim de l’aidant à domicile. Initiative originaire du Canada, le principe de Baluchon Alzheimer consiste à proposer une prise en charge complète du malade à son domicile, pour permettre à l'aidant de partir une ou deux semaines en vacances.
Constat de départ : l'hébergement temporaire n'est pas toujours la solution la mieux adaptée à une personne en perte de repères. Le malade peut revenir perturbé et poser subitement de nouveaux problèmes, tels que l'incontinence. Par ailleurs, l'aidant culpabilise souvent d'avoir placé le parent en institution, et ne profite même pas du « répit » pour se reposer.
Le Baluchon Alzheimer a comme but de permettre aux aidants de prendre du repos en toute tranquillité durant une ou deux semaines sans avoir à transférer leur proche dans un autre milieu que son domicile. Une personne, appelée « Baluchonneuse » viendra habiter au domicile pour remplacer l’aidant lors de son absence. La « baluchonneuse » est formée pour le remplacer et prendre soin de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Cette initiative s’élargit progressivement, notamment en Belgique.
Pour en savoir plus : http://www.baluchon-alzheimer.be/ et http://www.baluchonalzheimer.com/
• Etudes
- Enquête sur la place et le rôle des retraités dans la cité - Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) - 2006
- Attentes et besoins de seniors - Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) - 2004
• Rapports
- Conférence nationale de la famille - 2006
- De la necessité de mettre en oeuvre une politique active de prévention et d'écucation pour la santé - Comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA) - 2002
- Pour une prise en charge solidaire et responsable de la perte d'autonomie - Mission de préfiguration de la CNSA
• Guides
- « Des générations en action – Guide méthodologique » - Accordages – Novembre 2004
- Le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes - Repères de l'Avise - 2006
- Le guide de l'aidant familial - 2007
• Liens utiles
- www.cnsa.fr : site de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées
- www.personnes-agees.gouv.fr : site du Ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité
- www.una.fr : site de l’Union Nationale de l’Aide, des soins et des services aux domiciles
- www.fng.fr : fondation nationale de gérontologie
- http://perso.orange.fr/fnar.asso.fr/index.htm : site de la Fédération Nationale des associations de retraités
- www.inrac.net : institut national de la retraite active
- www.info-retraite.fr : Site commun aux 36 organismes de retraite obligatoire : informations générales sur la retraite des différentes catégories professionnelles
- www.infoplus-seniors.fr : Destiné aux seniors, ce portail de la Branche retraite (Cnav et caisses régionales) a pour objectif de mettre à disposition une information sur l’ensemble des services qui peuvent faciliter la vie à la retraite
- www.agevillage.com : bien vieillir et accompagner le grand âge
- www.accordages.com : association en faveur des liens d’échange, de rencontre et de solidarité entre les générations
- www.proximologie.com : portail de l’entourage des personnes malades
- www.age-platform.org : la plate- forme européenne des personnes âgées.
- www.unccas.org : union nationale des centres communaux d'action sociale